31/03/2019

Beauraing - L’exil a un visage humain

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Le 30 avril prochain, des résidents hébergés au centre Fedasil de Pondrôme monteront sur scène pour présenter au public leur création théâtrale : « Pour un monde meilleur ».

Très souvent, lorsqu’on parle d’immigration, on évoque des chiffres et des statistiques…
Pourtant, l’immigration, c’est avant tout des histoires d’hommes et de femme.

C’est ce que ces cinq jeunes guinéens, partis à l’aventure vers une promesse d’eldorado, ont voulu mettre en avant dans leur pièce de théâtre.

Dans cette création théâtrale, qui sera présentée mardi 30 avril à 20h au Centre Culturel de Beauraing, Mory, Lamarana, Ibrahim, Alpha et Sow racontent leur périple pour gagner « un monde meilleur ».

Un atelier théâtre au centre.
Cette pièce est le résultat de l’atelier-théâtre organisé par Tony Teise, éducateur au sein du centre d’accueil pour demandeurs d’asile de Pondrôme.
« Au automne, j’ai mis en place cet atelier au sein du centre » nous raconte Tony. « Je voulais proposer aux participants des techniques d’expressions corporelles pour apprendre à maîtriser son corps, placer sa voix et son regard, harmoniser les émotions avec les expressions. Les apprenants, très motivés ont enchaîné rapidement sur des exercices d’improvisation sur différents thèmes. Ils ont émis leur envie d’aller plus loin : créer une pièce de théâtre ».

Un défi de taille.
Dans le monde, 60 millions de personnes fuient la guerre, la violence ou les persécutions, abandonnant tout ce qu’elles possèdent parce que leur vie est en danger.
C’est le cas des résidents qui vivent au centre d’accueil de Pondrôme.
Tout étranger qui arrive en Belgique peut y demander l'asile et solliciter la protection internationale des autorités belges.
Ils sont accueillis dans un centre d’accueil durant toute l’analyse de leur procédure de demande d’asile. Dès que les résidents reçoivent une décision (positive ou négative), ils peuvent quitter le centre à tout moment.
« Se lancer dans un projet de pièce de théâtre était donc très compliqué » nous explique Tony. « Nous devions créer les textes, les mémoriser et proposer notre création au public dans un temps très limité ».

Sur un ton tantôt léger et spontané, tantôt grave et dramatique, le spectacle aborde les thèmes essentiels que sont l’exil, l’immigration, l’intégration et l’apprentissage d’une autre culture.


« Pour un monde meilleur… »
Représentation le mardi 30 avril 2019 à 20h au Centre Culturel de Beauraing.
Il reste quelques places.
Entrée : 2€ sur réservation auprès de Sonia MOUSSAOUI 082/68.70.65 (sauf le mercredi) ou par email sonia.moussaoui@fedasil.be (en précisant votre nom, prénom, nombre de places et numéro de téléphone).
En préambule à la pièce de théâtre, les enfants du centre vous présenteront leurs danses répétées lors de l'atelier "danse" d'Aurélie.
Les bénéfices du bar seront versés à OXFAM TRAILWALKER.

10/02/2018

Felenne - Sortie de route...

Une Givetoise d’une trentaine d’années a été victime d’une sortie de route ce vendredi en fin de matinée.

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Ce vendredi en fin de matinée, une automobiliste qui circulait sur la Nationale 981 entre Winenne et Felenne a été victime d’une sortie de route.

C’est à l’entrée du village de Felenne, en pleine campagne, que sa Dacia a fait une embardée.

Alors qu’elle se dirigeait vers Givet, elle a perdu le contrôle de son véhicule à la sortie d’un virage, sans doute surprise par le verglas.

Sa voiture a terminé sur le flanc, dans un champ longeant la chaussée.

Les pompiers beaurinois de la zone Dinaphi mais également ceux de Gedinne et le SMUR de Dinant ont été dépêchés sur les lieux pour venir en aide à la conductrice givetoise âgée d’une trentaine d’années, toujours retenue par sa ceinture de sécurité.

Cette dernière a dû être désincarcérée avant d’être emmenée, légèrement blessée vers le CHD de Dinant.

Une équipe de la zone de police Houille-Semois s’est également rendue sur les lieux afin de déterminer les causes exactes et de dresser le constat d'usage.

 

 

Thanville - Il perd le contrôle de son véhicule....

Il a percuté violemment le pont de Thanville.

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Vendredi soir, il était environ 22h30 quand une violente sortie de route s’est produite sur la route de Bouillon N95, sous le pont de Thanville. Une voiture Seat Léon conduite par un sexagénaire houdremontois, qui venait de Beauraing et se dirigeait vers Gedinne, a perdu le contrôle de son véhicule à l’entrée du virage, sous le pont de Thanville et a percuté violemment ce dernier.

Il est vrai que les conditions atmosphériques de ces derniers temps, les routes sont généralement glissantes et qu’il est conseillé de rouler avec une attention particulière.

Rapidement les secours se sont organisés. Une ambulance et un véhicule de balisage du poste de secours de Beauraing se sont rendus sur place. Légèrement commotionné, le conducteur a été pris en charge par les secouristes. Il a ensuite été emmené au CHU Dinant Mont-Godinne. Deux équipes de police de la zone Houille-Semois se sont chargées des constatations d’usages.

Le dépanneur Gatez de Falmagne, appelé sur place, s’est chargé d’enlever le véhicule accidenté.

22/01/2018

Beauraing - Pièce de théâtre, "Ô rveye Facteur..."

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Dans le petit bureau de poste du village, le personnel se prépare en cachette à fêter le départ à la retraite du facteur Achille Mathieu. Après quarante ans de service, il mérite bien une petite fête et ses amis vont lui faire une belle surprise. Mais celle-ci se transforme en cauchemar quand malencontreusement, Pierre, le libraire voisin, apprend au vieux facteur que le bureau de poste va fermer dans les mois à venir. De plus, il a l’intention d’acheter le bâtiment afin d’y ouvrir une épicerie et d’y installer un Point Poste. Achille voit rouge, il assomme Pierre et l’enferme dans le coffre-fort… Vont se succéder une série de rebondissements mêlant les rires et les larmes.

Un projet qui mêle une réflexion sur la vie de nos villages et la disparition progressive des services publics dans ceux-ci avec la saveur du wallon de chez nous. Un moment unique pour se réapproprier (ou redécouvrir) notre langue, note culture et nos histoires… Avec Ginette Minsier, Françoise Dardenne, Colette Lamarche, Myriam Carpentier, Fabienne Roba, Janique Libert, André Carpentier, Didier Carpentier, Bernard Marchal. 

Mise en scène | Bruno Hesbois

Régie | Bob Fastrès

Une production de la Compagnie Buissonnière

Entrée: 10€ Membre, senior(60+), étudiant (-25): 8€ Art.27: 1,25€

Téléphone : 082/713022  E-mailinfo@beauraing-culturel.be

Où ?Centre Culturel de Beauraing - Rue de l'Aubépine, 3 à 5570 Beauraing

Quand ? Le dimanche 4 février 2018 à 16h00

 

02/01/2018

Beauraing - Un trentenaire décède dans un accident...

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Un accident aux conséquences dramatiques est survenu très tôt cette nuit de la Saint-Sylvestre sur la N911 à la sortie de Gozin en direction de Focant, village de l’entité de la cité Marial de Beauraing.
Un jeune homme d’une trentaine d’années originaire de Martouzin circulait à bord d’une Fiat Tipo sur cette route quand, pour une cause encore inconnue jusqu’à présent, a quitté sa trajectoire et a percuté de plein fouet un arbre bordant la chaussée.
Suite au choc d’une force inouïe, la voiture a littéralement explosé ne laissant aucune chance de survie à l’infortuné jeune conducteur.
Il était 02h15 ce matin du 1 er janvier lorsqu’une voiture s’est arrêtée à la hauteur de l’accident et a prévenu les secours.
Aussitôt, les différents services de secours de la zone Dinaphi se sont organisés et rendus sur place.
L’ambulance de Beauraing est arrivée rapidement, suivie par de deux autopompes, une de Beauraing et l’autre de Dinant.
Un balisage a été mis en œuvre par une équipe de pompiers de Dinant afin de dévier les usagers de la route empruntant cette nationale.
La chaussée a été fermée aux usagers de la route afin de permettre aux hommes du feu de travailler dans de bonnes conditions. L’équipe du SMUR de Dinant a été également dépêchée sur place et n’a pu que constater le décès du conducteur.


Une désincarcération nécessaire. 

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Le Capt Leonard, officier à l’Etat-Major de la zone de Secours a coordonné la désincarcération afin d’extraire le jeune homme tué sur le coup, prisonnier dans l’amas de ferraille de sa voiture.
Une équipe de police de la zone « Houille-Semois » s’est chargée des constatations d’usage afin de déterminer les causes de l’accident.
Le bourgmestre de la ville de Beauraing, Marc Lejeune s’est rendu sur les lieux du drame.
Le corps du défunt a été emmené par les pompes funèbres Sévenant de Beauraing.
Le dépanneur Gatez de Falmagne s’est chargé d’enlever l’épave de la voiture explosée et réduite à l’état de ferraille tandis que les pompiers ont nettoyé la route jonchée de nombreux débris.
La chaussée a été rouverte à la circulation aux environs de 05h30.
Il y a une année, un homme âgé habitant la région avait perdu la vie contre ce même arbre.

 

Article paru ce matin dans la "LaMeuse", le Quotidien de Namur

25/07/2017

Beauraing - Une embardée spectaculaire....

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Il était 20h20 ce dimanche, lorsque les services de secours ont été appelés pour un accident de la circulation à Gozin (Beauraing), sur la route de Rochefort en direction de Focant et ce juste après le rond-point.

Une jeune fille, originaire de Honnay et seule impliquée dans l'accident, circulait sur la route de Rochefort.

Arrivée au niveau du nouveau rond-point entre Gozin et Focant, pour une cause encore inconnue, la conductrice a perdu le contrôle de sa voiture, est montée sur le rond-point et a fait une embardée spectaculaire.

La voiture a probablement fait un ou plusieurs tonneaux avant de retomber sur le bas-côté de la chaussée, dans le ruisseau.

Blessée sérieusement à la tête, la jeune fille a été prise en charge par les secouristes-ambulanciers de Beauraing et le SMUR du CHU de Dinant.

Gravement blessée

Avant qu'il interviennent, les pompiers du SRI Beauraing de la zone Dinaphi ont du démonter le toit de la voiture afin de prodiguer les premiers soins et extraire la victime.

Un balisage a été mis en place afin de permettre aux services de secours de travailler dans de bonnes conditions.

Longuement conditionnée sur place dans l'ambulance, la jeune fille, dans un état critique, a été conduite au CHU de Mont-Godinne.

Un service de police de la zone Houille-Semois s'est rendu sur place afin d'effectuer les usages d'enquête et de déterminer la cause de l'accident.

L'épave de la voiture a été enlevé par un dépanneur de la région.

24/01/2017

Des gardes sous toit dans quatre nouvelles casernes dont Beauraing...

Beauraing, Gedinne, Yvoir et Ciney vont accueillir des pompiers et ambulanciers en garde sous toit. Elles rejoignent ainsi Dinant et Rochefort. Les temps d'intervention seront plus courts.

Retrouvez dans notre vidéo l'exemple d'Yvoir, et ce que ça va changer pour la caserne.

La garde sous toit : tout est dans le nom. Elle entrera en vigueur dans six casernes supplémentaires de la zone Dinaphi dès le 28 janvier. Chez nous, Beauraing, Gedinne, Yvoir et Ciney (où la garde n'était que partielle) sont concernées. Dans cette configuration les pompiers sont prêts à partir depuis les locaux de la caserne, et plus depuis chez eux. A la clé, quelques minutes précieuses pour les hommes du feu (et les ambulanciers) ainsi que pour les victimes.

"C'est une permanence de deux pompiers ou ambulanciers, explique Daniel Boussifet, le Commandant de la zone de secours Dinaphi, qui seront prêts pour un premier départ dans la minute, pour partir au secours des personnes. Avant, il y avait une perte de temps puisque le personnel devait quitter son domicile avec son véhicule et venir en caserne avec tous les risques au niveau du parcours. Au mieux un excès de vitesse, au pire un risque d'accident."

En tout, le nombre de casernes où ce système sera opérationnel passera de 5 à 11 dans l'Arrondissement. Comme tout système, il a un coût. L'enveloppe budgétaire de la zone Dinaphi est fixe. Il faut donc opérer une sorte de lissage entre les communes. On se souvient que les pompiers de Rochefort, par exemple, ont manifesté leur mécontentement suite à la perte de leur garde pour un deuxième départ ambulance.

"Malgré les économies, il y aura un surcoût de pratiquement 900.000€ pour la mise en place de ce système, qui est partiel. On espère une garde 24h sur 24 dans le futur."

A l'heure actuelle, la garde sous toit s'effectue de 6h à 18h en semaine et 24h sur 24 le WE à partir du vendredi soir.

08/12/2016

Beauraing - Conseil de zone mouvementé...

Pompiers en colère : Rochefort seule contre... tous  

Les autorités rochefortoises sont contre la nouvelle répartition des «Départs ambulance ».

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 Ce mercredi, les bourgmestres de la zone de secours Dinaphi se sont réunis à Beauraing. Il était notamment question de la réorganisation des « départs ambulances » au sein des communes. Les pompiers et ambulanciers de Rochefort avaient fait le déplacement pour manifester leur mécontentement… En vain, car le point a été voté malgré l’unique opposition de la bourgmestre rochefortoise. 

 

Hier, à Beauraing, la zone Dinaphi a connu un de ses conseils les plus cruciaux. Pour rappel, cette zone de secours couvre les 22 communes du Sud de la Province, soit l’arrondissement de Dinant-Philippeville. Plusieurs points importants ont été votés, comme le budget 2017 et le « plan zonal de gardes sous toit ». C’est sur ce dernier point que des tensions auraient pu se faire sentir : des pompiers et ambulanciers de Rochefort avaient fait le déplacement. Ils ne sont pas tout d’accord avec ce plan zonal qui réduit à une seule le nombre d’ambulance de garde en caserne. Le plan prévoit, pour les ambulanciers de Rochefort, un deuxième départ d’ambulance à partir de leur domicile.

Pour la symbolique, les ambulanciers de Rochefort ont apporté une gerbe de fleur « pour l’enterrement » du deuxième départ. Ils l’ont déposé aux pieds de la présidente de la zone, Nathalie Demanet (MR), qu’ils tiennent en partie pour responsable.

Cependant, ce conseil s’est révélé être une douche froide pour les Rochefortois, dont la bourgmestre Corine Mullens (MR). Cette dernière s’est fait la porte-parole des inquiétudes des pompiers. « Je trouve cela interpellant que l’on réduise la sécurité sur Rochefort. Je comprends qu’il faille rééquilibrer les départs, mais au détriment d’un départ qui fonctionne bien ! »

En réponse à cela, elle n’a pas eu un… mais plusieurs commentaires de la part de l’assemblée. Comme celui de Pierre Helson (MR), bourgmestre de Florennes : « Chez nous aussi, on supprime une deuxième ambulance de garde en caserne. Elle est aspirée par une autre commune. Au début, je m’y opposais car j’ai voulu agir en bourgmestre. Alors qu’il faut être solidaire », lance-t-il.

Il a été suivi par d’autres bourgmestres. Ces derniers se sont basés sur des calculs selon lesquels la suppression de départs permettrait de faire plus de 400.000 euros d’économies. « Mais si vous voulez dire aux citoyens des 22 communes que la taxe va augmenter parce que vous voulez garder vos acquis… », remarque Christine Poulin (PS), bourgmestre de Walcourt. Sa commune, toutefois, bénéficiera à l’avenir d’une ambulance de garde en caserne alors qu’elle n’en avait pas jusqu’ici.

Quoi qu’il en soit, le point a voté favorablement. Seul Rochefort a voté contre.

« Plus d’équité entre pompiers et citoyens » 

Nathalie Demanet est bourgmestre d’Havelange. Elle est aussi présidente de la zone Dinaphi. Pour elle, « Rochefort n’est pas sans secours non plus. Quand on voit que Walcourt n’avait aucune ambulance de garde en caserne, cette réorganisation représente plus d’équité entre les citoyens et entre les pompiers. Si vous voulez faire vos propres calculs et si vous n’avez pas besoin d’un président de zone, on arrête tout de suite. Il ne faut pas croire que c’est une décision qui a été prise sur un coup de tête à l’encontre d’un poste. Il s’agit d’un projet qui repose bien sur un souci de résoudre, de manière structurelle, les indisponibilités dans certains postes. Cela a été réfléchi avec les syndicats, avec l’état-major… »

Bref, Corine Mullens (MR) semblait être seule contre tous. Comme quand Pascal Jacquiez, bourgmestre (MR aussi) de Doische, lui lance : « À Doische, on ne va pas payer 4,50 euros en plus par habitant pour les beaux yeux des autres. Si Rochefort veut sa garde, elle n’a qu’à la payer… »

La démission de François Bellot sur le plateau

Il faut aussi signaler la remarque acerbe de David ClarinvalU (MR), le députe-bourgmestre de Bièvre, à l’égard de la Ville de Rochefort : « Chez nous aussi, une autre zone de pompiers devait intervenir pour pallier au manque d’ambulance… Aujourd’hui, il faut reconnaître le travail de la présidente. Ce n’est pas pour rien si, il y a un an, François Bellot a démissionné du poste de présidence de la zone… », lance l’homme, sous-entendant que François Bellot n’a pas su régler les problèmes auxquels Nathalie Demanet a trouvé une solution.

En guise de conclusion, la présidente demande finalement qu’on fasse confiance à la zone. « Il faut aussi indiquer qu’il y aura une réévaluation de cette organisation », ponctue-t-elle sous les applaudissements des bourgmestres présents.

Une bonne nouvelle pour la commune de Beauraing.

À côté de la réorganisation des gardes ambulance, il y avait deux autres points importants à voter : le transfert des arsenaux et le budget en équilibre sans augmentation des dotations communales.

Le premier point était jugé épineux par beaucoup : « Car il concerne du patrimoine communal au départ mais qui, à l’arrivée, devient un outil de travail pour la zone. Le montant total de la reprise des sept arsenaux (plus de 1.730.000 euros) viendra en déduction des dotations des communes pour les 20 années à venir », souligne Nathalie Demanet.

Ensuite, le siège central de Dinaphi, actuellement basé à Jemelle (Rochefort) va venir sur Beauraing. Non pas dans la caserne de Baronville, où c’était initialement prévu, mais dans la ferme des Trois Moulins, également une propriété de la commune de Beauraing. « Concrètement pour la zone, la charge annuelle sera de 40.000 euros en lieu et place des 115.000 euros estimés », détaille la présidente. La rénovation de l’aide de la ferme que Dinaphi va occuper sera prise en charge par la Ville de Beauraing. Mais ce sera rapidement amorti par le prix de la location. C’est évidemment Marc Lejeune (cdH), le bourgmestre de Beauraing, qui est content !

 

NIDS DE GUÊPES 

De 50 à 75 euros

Tous les autres points de l’ordre du jour du conseil de zone ont été votés à l’unanimité. Comme le point concernant le nouveau « règlement redevance ». Sachez-le : désormais, faire appel aux pompiers dans le Sud de la Province pour extraire un nid de guêpes ne vous coûtera plus 50 mais… 75 euros. Quant aux interventions qui visent les ouvertures de portes, etc., les tarifs seront aussi revus. Autre révision, celle qui concerne la prévention dans les bâtiments. Pour profiter de l’intervention des pompiers dans ce cadre, il fallait payer 50 cents du m². À partir de 2017, le tarif se fera à l’heure. Ensuite, le conseil de zone a décidé de supprimer le droit de tirage. « On a remarqué que 95 % des interventions faites via ce droit de tirage visaient la prévention dans les bâtiments. Ce qui entraînait des heures supplémentaires du service facturation. Par contre, on assure la gratuité de la prévention dans les bâtiments communaux », confirme la présidente.

 

Article paru ce jour dans l'édition "La Meuse" Namur

 

 

06/12/2016

Rochefort - Grogne des pompiers....

Grogne des pompiers Dinaphi de Rochefort : ils se sont mis en service minimum ! 

Les hommes du feu et les ambulanciers attendent impatiemment le conseil de zone ce mercredi 7 décembre

Les pompiers de la zone Dinaphi, et plus particulièrement ceux de Rochefort en ont ras le bol. Ils assurent que leurs revendications ne sont pas entendues...A Rochefort, ils ont décidés de passer à l'action en se mettant en service minimum !

Le poste de pompiers/ambulanciers de Rochefort est en service minimum, nous annonce Patrice Liétart, chef du poste en question.

Cette situation fait suite au triste constat que nous vous évoquions la semaine dernière : le deuxième départ d’aide médicale urgente a été supprimé. « La réforme des services de secours avait pour objectif d’améliorer la sécurité du citoyen. Force est de constater que ce ne sera bientôt plus le cas pour les citoyens de Rochefort » , pouvait-on lire.

D’habitude, ce sont deux ambulances qui tournent Depuis quelques jours, il n’y en a plus qu’une. « Et encore, les pompiers sont des volontaires. Donc, ils doivent faire en fonction de leur vie professionnelle », ajoute Patrice Liétart.

Ce dernier parle véritablement de mouvement de grogne de la part des pompiers et des ambulanciers qui n’en peuvent plus. « Le problème, c’est l’enveloppe rigide que l’on donne à la zone. Mais à côté de cela, la présidente Nathalie Demanet (NDLR : bourgmestre d’Havelange) doit augmenter la sécurité dans sa zone. Et avec les moyens du bord, pour augmenter les secours quelque part, il faut les diminuer ailleurs… »

De Rochefort à Beauraing

 

DSC_7321.JPGLa décision aurait donc été prise d’améliorer le temps de départ de 300 ambulances sur la région de Gedinne en allongeant le temps de départ de 300 ambulances à Rochefort. « Mais on ne va pas débrayer complètement. Ça irait évidemment à l’encontre de ce l’on clame : la sécurité des Rochefortois est en jeu ! »

Et selon nos informations, ce qui est confirmé par Patrice Liétart, les hommes de Beauraing se sentent également lésés. Là aussi, ils sont tous volontaires. Et ils n’ont pas de garde sous toit. Ils ne sont payés qu’au départ… de chez eux. Ce qui rallonge le départ d’une ambulance. « Ce n’est pas sur Madame Demanet qu’il faut faire pression, mais sur le conseil », ponctue Patrice Liétart.

         La présidente de Dinaphi : « Je ne marche pas au chantage ! » 

Le conseil de zone de ce mercredi risque d’être tendu. Il sera notamment question de la préparation du budget 2017 et de la réorganisation des départs d’ambulances.

La présidente de la zone, Nathalie Demanet, aura fort à faire. Elle nous décrit le contexte qui émane de la zone Dinaphi : « Dinaphi, c’est douze postes. Avant, ils étaient autonomes, avec du matériel différent, des fonctionnements différents, et ce, avant la nouvelle zone. » Autrement dit, maintenant, ce que l’on attribue à un poste, il faudrait donner la même chose aux autres postes.

« Mais présider la zone, c’est trouver la meilleure solution pour les situations opérationnelles. Et il ne faut pas favoriser une commune par rapport à une autre. Il faut veiller à la sécurité de tous les citoyens de la zone. Soit 22 communes et 178.000 habitants. Et à côté de cela, il faut plus d’équité entre les pompiers », détaille Nathalie Demanet.

Elle assure d’ailleurs que d’autres communes, comme Havelange et Doische sont bien plus mal loties. « Rochefort, c’est 12.700 habitants, et une garde de 24 heures. Walcourt, c’est 18.000 habitants et il n’y a pas un seul départ. Une garde ambulance de 24 heures pour tous les postes, c’est un million d’euros. Il y a eu une réflexion avec le collège et l’état-major. Il faut rationaliser les moyens. Et je ne marche pas au chantage. »

 

Article paru ce matin dans l'édition "la Meuse" (Namur).

 

 

 

31/10/2016

Dinaphi: "Il y a quelquefois des dysfonctionnements"...

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Le président de la Fédération PS Jean-Claude Maene se dit prêt à appuyer une démarche pour sensibiliser la ministre Jan Jambon au problème des zones de secours rurales.

 

·         A l'occasion d'une réunion de comité de la fédération PS Dinant-Philippeville, on a beaucoup parlé de la mise en place de la zone de secours. Il m'a été demandé en tant que président de la Fédération d'adresser un courrier à l'ensemble des bourgmestres faisant part de nos inquiétudes.

·    Le premier potentiel de notre zone de secours, ce sont les pompiers volontaires. Ils représentent la force de nos services de secours. Notre inquiétude est que la mise en place de la zone ne se fasse pas d'abord sur la réalité de nos volontaires. Le professionnalisme, certes il doit y en avoir, mais il faut considérer que dans l'ensemble des postes, ceux qui vont intervenir, ce sont d'abord les volontaires. La question, est: a-t-on choisi la bonne approche pour les volontaires?

·    J'entends bien le message que la présidente nous adresse, à savoir que dans la mise en place de la réforme des zones de secours, les arrêtés d'application ont été pensés par des spécialistes des zones urbaines, qui sont moins sensibles aux réalités des zones rurales. Dans les villes, ce sont des corps professionnels. Dans nos zones rurales, ce sont surtout des volontaires.

·     Il faut éviter de penser qu'un professionnel est nécessairement meilleur qu'un volontaire. Il ont tous la même formation au départ. Le plus du professionnel, c'est qu'il peut pratiquer davantage d'interventions qu'un volontaire, d'où l'idée que j'ai toujours préconisée de faire en sorte que les volontaires puissent intervenir au maximum. Dès lors qu'on réduit le nombre de prestations des volontaires, je pense qu'on perd à chaque fois de la qualité au niveau de ce personnel.

·    Ce n'est pas une conséquence immédiate de l'organisation de la zone DInaphi, on n'est pas en train de jeter la pierre sur quelqu'un, mais ce sont des constats que nous dressons. On constate qu'il y a peut-être parfois des dysfonctionnements, ou le fonctionnement mis en place par la zone contribue à accroître les difficultés. Un exemple: on limite hebdomadairement à 24h le nombre d'heures de prestation des volontaires. Si dans un centre de secours, on permet aux volontaires de faire des gardes sous toit dans un autre centre de secours et si on fait cela quelque fois par mois, cette personne devient indisponible dans son centre.

·     L'ensemble des zones de secours rurales devraient se concerter, se voir toutes ensemble pour aller poser le problème sur la table du ministre de l'Intérieur.

·     J'ai lu avec beaucoup d'attention la réponse de la présidente Nathalie Demanet à mon courrier, et je constate qu'i n'y a pas beaucoup de différences d'appréciation entre ce qu'elle dit et ce que nous disons. Il y a un constat commun qui peut être partagé. On peut le porter ensemble pour que cela bouge, pour qu'il y ait moins de contraintes là où cela ne s'impose pas. Est-ce que cela tient la route d'interdire les départs d'une caserne quand le nombre minimum de personnes n'est pas présent alors qu'on devrait pouvoir compter sur les autres services de secours voisins?

·    Il faudra encore quelque temps pour que la zone puisse fonctionner dans l'harmonie. Quand je lis dans le courrier de Madame Demanet que certains services cachent des choses dans leur inventaire pour éviter de devoir le partager, je dis qui'l faut arrêter tout ça, c'est contraire à un système harmonieux de la zone. Cela permettra des économies en matériel, et qui dit économie de matériel, dit possibilité de budget pour les moyens humains.