15/03/2014

Beauraing - BAIJOT Romane, Espoir du Standard de Liège

Une gamine de Beauraing qui joue au foot dans une équipe de garçons, ce n’est déjà pas banal, mais la même adolescente dans une équipe féminine du Standard de Liège, c’est remarquable !

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Romane1.JPGRomane est née le 12 décembre 2001. Pascal, le papa, est infirmier et chef du Service Régional d’Incendie de Gedinne. Maryvonne, la maman, est esthéticienne et exploite l’établissement « Océanide », dans la localité. Deux frères, Pablo (15 ans) et Lino (2 ans)… L’adolescente suit son cursus scolaire à l’INDSC, en 1ère année du secondaire, avec Victoria, Hugo, Corentin, Alice, Jeanne et ses amis complices…Une vie tranquille dans la rue de la Genette, longée par la voie ferrée qui conduit à Bertrix…

Volontaire, gagnante, elle témoigne d’une grande persévérance pour sa passion du football. C’est une jeune adolescente, douce, souriante qui s’exprime avec modestie.

Comment es-tu venue au football ?

J’ai joué avec mon grand frère et j’ai trouvé que c’était gai de taper dans une balle. Je jouais également dans le club de basket de Beauraing, avec Cyril GILLET, mais les dirigeants ont été amenés à renoncer à notre équipe… Romane et Alan PIERARD.jpg

J’ai donc sollicité mes parents pour me permettre de jouer au football à Beauraing. J’avais un gros argument. C’était tonton Étienne (OUDAR) qui assurait le coaching de l’équipe des diablotins. J’ai suivi mes premiers entraînements et joué mes premiers matches sous sa houlette. Pas  toujours facile avec des garçons… ! J’ai ensuite accompagné les pré-minimes, avec François MATHELARD et Rudy GANMY et les minimes avec Alan PIERARD, qui m’a appris la sérénité…

 

 Le foot, c’est un sport de garçons…

 Non, les filles ont une technique très fine, sont plus réfléchies et obéissantes dans les tactiques… C’est vrai que nous sommes moins physiques, mais le spectacle que nous vivons est très ouvert et attractif… Une fille peut jongler avec le ballon aussi bien qu’un garçon…

 

Comment es-tu arrivée au Standard FEMINA de Liège ?

Romane2.jpgEn avril 2012, j’ai été repérée par Jean-Louis DALEBROUX, délégué du CPR  (Centre de Perfectionnement et de Recrutement) du Standard de liège. J’ai participé à des stages à Gedinne, antenne du CPR… J’ai été invitée à une évaluation dans le Centre Louis DREYFUS, en février 2013. Les dirigeants du Standard de Liège ont ensuite contacté mes parents pour que je puisse intégrer la section féminine du club, dirigée par madame FERRAGUZZI. J’étais très fière de porter la vareuse d’un grand club !

 

Une passion qui implique de nombreuses contraintes…

Mes parents, mes grands-parents sont disponibles pour m’aider. Je participe à trois entraînements par semaine, plus un match… C’est génial de pouvoir compter sur l’aide de sa famille ! J’aime me retrouver avec mes copines sur le terrain du centre DREYFUS ou à Sclessin… J’observe une discipline imposée par le club : Disponibilité, respect des adversaires, respect des personnes qui nous encadrent, respect des horaires. C’est une école de vie… Je remercie mes parents pour les sacrifices qu’ils acceptent… Ils planifient la vie familiale en fonction des conditions sportives… Maman ou papa me conduit à Liège (17h30). Je reviens vers 22h00… Madame FERRAGUZZI veille à notre bien-être. Elle souhaite que nous puissions jouer avec sérénité, sans pression, entre copines, pour le plaisir… J’aime l’ambiance du club parce qu’elle est proche de ma famille…

 

Quel avenir pour le foot féminin ?

Son papa, Pascal BAIJOT : Il n’y a pas de joueuses professionnelles dans notre pays. La Belgique et la Hollande ont créé la « Beneleague », susceptible de développer le sport féminin en football. Madame FERRAGUZZY, directrice technique au Standard Femina et membre du staff national, s’est engagée dans un projet de développement du football féminin en Belgique. Une structure nationale est en train de s’installer, avec Ives SERNEELS, coach national. Il y a des joueuses professionnelles en France, en Allemagne, en Italie… Il faut encore attendre quelques années avant que notre pays puisse également compter des joueuses professionnelles... Aujourd’hui, nos filles jouent contre Twente ou l’Ajax, sans crainte… Les « FLAMES », notre équipe nationale, ont affronté les Hollandaises le 12 février. Le match s’est terminé sur un nul… C’est plutôt encourageant… En Belgique, nous comptons 22 500 joueuses. Au Pays-Bas, elles sont plus de 120 000…

Un rendez-vous avec les supporters de Beauraing ?

44682022.jpgOui ! Le samedi 22 mars, à 11h15, je viens, avec l’équipe du Standard, jouer un match contre les cadets de L’US Beauraing 61… Les filles du Standard sont premières au classement, dans un championnat où nous rencontrons des équipes de garçons…

 

Les filles mangeront-elles les garçons ? Venez nombreux pour les encourager.

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