01/03/2016

Dinaphi : “Certaines choses n'avancent pas suffisamment aux yeux des syndicats..."

Reportage de "Matélé" suite à une réunion de ce lundi matin à Jemelle.

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"Certaines choses n'avancent pas suffisamment aux yeux des syndicats et dans certains aspects, je les rejoins” a expliqué la présidente de la zone Dinaphi à l'issue d'une réunion avec les partenaires sociaux.

 

 

 

 

 

La présidente de la zone de secours Dinaphi, Nathalie Demanet semble sur la même longueur d'ondes que.. les syndicats. Les deux parties semblaient démunies ce lundi matin à l'issue d'une réunion au cours de laquelle “l'analyse de risques” pour la zone Dinaphi aurait dû être présentée. Cette analyse est destinée à recenser les besoins de la zone en matière de personnel, de formations... Pour Nathalie Demanet, ce travail, c'est le b.a-ba, il aurait déjà dû être effectué lors de la pré-zone.

“C'est du ressort du commandant de zone, il me dit que ça avance. Moi, demain, j'ai une réunion chez le gouverneur. Je vais encore devoir patienter. Le commandant de zone m'a dit qu'il n'avait pas le document donc je vais aller les mains vides mais la tête remplie de propositions (...) Je suis d'un naturel très expressif. Donc quand, les choses vont bien, je le dis. Quand elles ne vont pas, je le dis aussi. Je ne comprends pas pourquoi à plusieurs reprises, je demande qu'il y ait le respect de l'article 23 de la loi de 2007...et que ça ne suit pas. Il faut qu'on puisse se projeter dans un avenir et se fixer une stratégie et pour ça, il nous faut des documents de travail et des réunions de travail ce qui manque peut -être avec les membres de l'état-major.”

Peter Vandenberk, mandataire permanent au SFLP (Syndicat Libre de la Fonction Publique) considère que du côté de la présidente, il y a une volonté d'avancer mais déplore que la ligne hiérarchique ne suit pas.

“Nous les partenaires sociaux, nous souhaitons donner des avis en connaissance de cause. Sans base de document, c'est vraiment compliqué. Comment voulez-vous qu'on se prononce sur un tel plan, si on ne dispose pas des infos nécessaires pour s'engager dans le futur, au niveau des cadres personnel, de la sécurité des intervenants et des citoyens?”

La présidente Nathalie Demanet est apparemment parvenue ce matin à calmer l'exaspération des syndicats prêts à brandir la menace de la grève. Une nouvelle échéance a été fixée. Il reste soixante jours à la zone pour nous fournir cette “analyse de risques”, explique le syndicaliste.

“Si le plan n'est pas fourni dans les 60 jours, on ne peut pas faire autrement que mettre de plus en plus de pression. “

Manque de ressources ou encore de compétences, Nathalie Demanet ignore les raisons pour lesquelles le chef de zone, Francis Bodart ne répond pas toujours aux injonctions du collège mais elle compte bien éclaircir les choses.

“Ce n'est pas que je désavoue le chef de zone mais nous avons effectivement une sérieuse discussion à avoir. Il me l'a demandé, je suis disponible. Il faut essayer de comprendre pourquoi certaines pistes qui ont été évoquées au collège pour par exemple rendre des postes disponibles , ne sont pas encore en application. Je préfère qu'il me dise ce n'est pas possible pour telle ou telle raison plutôt que de voir que les choses ne changent pas.”

 

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