28/10/2016

Zone de secours Dinaphi - Les 22 Bourgmestres de la zone ont été informés par ...

Pompier.jpgA propos de la zone de secours unique qui couvre désormais l’ensemble du territoire de l’arrondissement de Dinant-Philippeville, le Comité fédéral a décidé d’adresser, par la voix du Président de la Fédération, Jean-Claude MAENE, un courrier à l’ensemble des Bourgmestres de cette zone. En voici la copie…

 

Madame la Bourgmestre,

Monsieur le Bourgmestre,

 

Les instances de la Fédération PS de Dinant-Philippeville se sont, récemment encore, penchées sur le dossier de la zone de secours Dina-Phi. Plusieurs problèmes ou dysfonctionnements ont été constatés, auxquels vous conviendrez avec nous qu’il apparaît important d’apporter des réponses rapidement.

 

La gestion des ressources humaines figure au premier rang de ces préoccupations.

 

Force est de constater que les moyens humains disponibles sont constitués principalement de volontaires. L’organisation de la zone de secours ne peut être envisagée que sur ce socle et intégrer les difficultés inhérentes à cette dimension. Or, nous constatons que les lignes directrices adoptées vont parfois à l’encontre de cette réalité. La mise en œuvre des équipes, tant au niveau incendie que des services ambulance, devrait mieux tenir compte des moyens potentiellement disponibles. Ceux-ci sont en effet constamment variables tant au niveau de chaque caserne qu’au niveau du moment de l’appel.

 

Il n’est pas rare de devoir constater, au niveau des disponibilités du personnel, soit un manque d’effectifs, soit, à l’inverse, un surplus à certaines heures ou certains jours. Cela a pour effet, dans le cadre de l’organisation mise en place, qu’il est souvent fait appel à des services plus éloignés que le plus proche du sinistre pour lequel l’intervention est nécessaire.

 

Il nous paraît donc utile de revoir le système d’enregistrement des disponibilités des effectifs pour aller vers une plus grande souplesse, de tenir compte des capacités de montée en puissance et, enfin et surtout, des synergies entre les moyens disponibles au sein des différents postes de secours. On rappellera, en effet, l’esprit de la réforme, qui visait notamment à une meilleure mise en commun de l’ensemble des capacités au sein de chaque zone.

 

Si des engagements de volontaires sont donc attendus avec impatience par nos représentants dans les communes, encore faudra-t-il que ces volontaires puissent sortir effectivement et participer à des interventions réelles sur le terrain. C’est la seule manière d’obtenir, outre les formations initiales, un savoir-faire fondé sur une pratique, ce que le système actuel des gardes ne facilite pas.

 

De véritables problèmes d’organisation ont été pointés par les représentants de nos différentes communes quant aux sérieuses interrogations qu’ils suscitent en termes de service rendu. Le constat est en effet établi que, pour un montant identique par habitant payé par les communes, les citoyens ne bénéficient pas de la même qualité de service selon l’entité où ils habitent.

 

 

C’est ainsi que l’on constate aujourd’hui que des services ambulance sont effectués dans certaines communes à partir de gardes sous toit et pas dans d’autres. « Mieux » encore, des ambulanciers issus de l’un ou l’autre poste de secours où ces gardes sous toit n’existent pas sont envoyés pour assurer ces gardes dans d’autres postes où elles existent.

 

Rappelons que la mutualisation des coûts et la détermination des dotations communales sur la base d’une contribution d’un montant unique par habitant ne peut se concevoir que si l’on estime que les risques sont identiques partout. Adopter des fonctionnements et des capacités d’intervention différents va à l’encontre de ce postulat.

 

Sur le plan des infrastructures, des charrois et du matériel, on voit, en outre, mal les apports positifs du passage en zone. Chaque poste de secours semble devoir encore fonctionner comme par le passé, dans l’autarcie. La mise en commun du matériel et des véhicules, outre ce qui est nécessaire dans chaque poste pour les premiers départs, est un préalable indispensable. L’acquisition d’un nouveau véhicule d’un certain tonnage ne nous paraît, par ailleurs, pas être un bon contre-exemple.

 

Enfin, c’est évident, les coûts sont également au coeur des préoccupations manifestées par nos municipalistes.

 

La réforme était censée produire des économies d’échelle bénéfiques à la zone dans son ensemble. Il faut pourtant bien reconnaître que ces économies sont, à ce stade, peu ou pas visibles.

 

En cause, notamment, la reprise de casernes à peine construites, en projet au moment de la mise en place de la zone ou nouvellement projetées. En cause également, les investissements réalisés in extremis par certaines communes, tant au niveau du matériel que du personnel gradé.

 

En conclusion, les instances du PS de l’arrondissement de Dinant-Philippeville tiennent ici à réaffirmer leur pleine conviction de l’utilité de la mise en place des zones de secours dans l’objectif de renforcer la qualité de la sécurité que nos citoyens méritent. Elles n’en déplorent pas moins de devoir faire un bilan  partiellement négatif de cette mutation. En conséquence, au travers de nos mandataires, nous apporterons notre soutien et notre contribution aux initiatives qui seront prises à l’avenir pour améliorer la situation.

 

Vous remerciant de l’intérêt porté à la présente, je vous prie d’agréer, Madame la Bourgmestre, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Jean-Claude MAENE                                                                     

Président de la Fédération PS

de Dinant-Philippeville

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