31/10/2016

Dinaphi: "Il y a quelquefois des dysfonctionnements"...

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Le président de la Fédération PS Jean-Claude Maene se dit prêt à appuyer une démarche pour sensibiliser la ministre Jan Jambon au problème des zones de secours rurales.

 

·         A l'occasion d'une réunion de comité de la fédération PS Dinant-Philippeville, on a beaucoup parlé de la mise en place de la zone de secours. Il m'a été demandé en tant que président de la Fédération d'adresser un courrier à l'ensemble des bourgmestres faisant part de nos inquiétudes.

·    Le premier potentiel de notre zone de secours, ce sont les pompiers volontaires. Ils représentent la force de nos services de secours. Notre inquiétude est que la mise en place de la zone ne se fasse pas d'abord sur la réalité de nos volontaires. Le professionnalisme, certes il doit y en avoir, mais il faut considérer que dans l'ensemble des postes, ceux qui vont intervenir, ce sont d'abord les volontaires. La question, est: a-t-on choisi la bonne approche pour les volontaires?

·    J'entends bien le message que la présidente nous adresse, à savoir que dans la mise en place de la réforme des zones de secours, les arrêtés d'application ont été pensés par des spécialistes des zones urbaines, qui sont moins sensibles aux réalités des zones rurales. Dans les villes, ce sont des corps professionnels. Dans nos zones rurales, ce sont surtout des volontaires.

·     Il faut éviter de penser qu'un professionnel est nécessairement meilleur qu'un volontaire. Il ont tous la même formation au départ. Le plus du professionnel, c'est qu'il peut pratiquer davantage d'interventions qu'un volontaire, d'où l'idée que j'ai toujours préconisée de faire en sorte que les volontaires puissent intervenir au maximum. Dès lors qu'on réduit le nombre de prestations des volontaires, je pense qu'on perd à chaque fois de la qualité au niveau de ce personnel.

·    Ce n'est pas une conséquence immédiate de l'organisation de la zone DInaphi, on n'est pas en train de jeter la pierre sur quelqu'un, mais ce sont des constats que nous dressons. On constate qu'il y a peut-être parfois des dysfonctionnements, ou le fonctionnement mis en place par la zone contribue à accroître les difficultés. Un exemple: on limite hebdomadairement à 24h le nombre d'heures de prestation des volontaires. Si dans un centre de secours, on permet aux volontaires de faire des gardes sous toit dans un autre centre de secours et si on fait cela quelque fois par mois, cette personne devient indisponible dans son centre.

·     L'ensemble des zones de secours rurales devraient se concerter, se voir toutes ensemble pour aller poser le problème sur la table du ministre de l'Intérieur.

·     J'ai lu avec beaucoup d'attention la réponse de la présidente Nathalie Demanet à mon courrier, et je constate qu'i n'y a pas beaucoup de différences d'appréciation entre ce qu'elle dit et ce que nous disons. Il y a un constat commun qui peut être partagé. On peut le porter ensemble pour que cela bouge, pour qu'il y ait moins de contraintes là où cela ne s'impose pas. Est-ce que cela tient la route d'interdire les départs d'une caserne quand le nombre minimum de personnes n'est pas présent alors qu'on devrait pouvoir compter sur les autres services de secours voisins?

·    Il faudra encore quelque temps pour que la zone puisse fonctionner dans l'harmonie. Quand je lis dans le courrier de Madame Demanet que certains services cachent des choses dans leur inventaire pour éviter de devoir le partager, je dis qui'l faut arrêter tout ça, c'est contraire à un système harmonieux de la zone. Cela permettra des économies en matériel, et qui dit économie de matériel, dit possibilité de budget pour les moyens humains.

 

28/10/2016

Zone de secours Dinaphi - Le rendez-vous de midi avec...

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Le rendez-vous de midi avec Jean-Claude MAENE, Président de la Fédération PS Dinant-Philippeville.

Suite à un courrier que Jean-Claude MAENE a envoyé aux 22 Bourgmestres de la zone de secours Dinaphi, il sera l'invité ce lundi 31 octobre de Diederick LEGRAIN, Rédacteur - Chef adjoint de Matélé.

N'oubliez pas de regarder ce direct à partir de midi sur la chaîne TV de Matélé.

Zone de secours Dinaphi - Les 22 Bourgmestres de la zone ont été informés par ...

Pompier.jpgA propos de la zone de secours unique qui couvre désormais l’ensemble du territoire de l’arrondissement de Dinant-Philippeville, le Comité fédéral a décidé d’adresser, par la voix du Président de la Fédération, Jean-Claude MAENE, un courrier à l’ensemble des Bourgmestres de cette zone. En voici la copie…

 

Madame la Bourgmestre,

Monsieur le Bourgmestre,

 

Les instances de la Fédération PS de Dinant-Philippeville se sont, récemment encore, penchées sur le dossier de la zone de secours Dina-Phi. Plusieurs problèmes ou dysfonctionnements ont été constatés, auxquels vous conviendrez avec nous qu’il apparaît important d’apporter des réponses rapidement.

 

La gestion des ressources humaines figure au premier rang de ces préoccupations.

 

Force est de constater que les moyens humains disponibles sont constitués principalement de volontaires. L’organisation de la zone de secours ne peut être envisagée que sur ce socle et intégrer les difficultés inhérentes à cette dimension. Or, nous constatons que les lignes directrices adoptées vont parfois à l’encontre de cette réalité. La mise en œuvre des équipes, tant au niveau incendie que des services ambulance, devrait mieux tenir compte des moyens potentiellement disponibles. Ceux-ci sont en effet constamment variables tant au niveau de chaque caserne qu’au niveau du moment de l’appel.

 

Il n’est pas rare de devoir constater, au niveau des disponibilités du personnel, soit un manque d’effectifs, soit, à l’inverse, un surplus à certaines heures ou certains jours. Cela a pour effet, dans le cadre de l’organisation mise en place, qu’il est souvent fait appel à des services plus éloignés que le plus proche du sinistre pour lequel l’intervention est nécessaire.

 

Il nous paraît donc utile de revoir le système d’enregistrement des disponibilités des effectifs pour aller vers une plus grande souplesse, de tenir compte des capacités de montée en puissance et, enfin et surtout, des synergies entre les moyens disponibles au sein des différents postes de secours. On rappellera, en effet, l’esprit de la réforme, qui visait notamment à une meilleure mise en commun de l’ensemble des capacités au sein de chaque zone.

 

Si des engagements de volontaires sont donc attendus avec impatience par nos représentants dans les communes, encore faudra-t-il que ces volontaires puissent sortir effectivement et participer à des interventions réelles sur le terrain. C’est la seule manière d’obtenir, outre les formations initiales, un savoir-faire fondé sur une pratique, ce que le système actuel des gardes ne facilite pas.

 

De véritables problèmes d’organisation ont été pointés par les représentants de nos différentes communes quant aux sérieuses interrogations qu’ils suscitent en termes de service rendu. Le constat est en effet établi que, pour un montant identique par habitant payé par les communes, les citoyens ne bénéficient pas de la même qualité de service selon l’entité où ils habitent.

 

 

C’est ainsi que l’on constate aujourd’hui que des services ambulance sont effectués dans certaines communes à partir de gardes sous toit et pas dans d’autres. « Mieux » encore, des ambulanciers issus de l’un ou l’autre poste de secours où ces gardes sous toit n’existent pas sont envoyés pour assurer ces gardes dans d’autres postes où elles existent.

 

Rappelons que la mutualisation des coûts et la détermination des dotations communales sur la base d’une contribution d’un montant unique par habitant ne peut se concevoir que si l’on estime que les risques sont identiques partout. Adopter des fonctionnements et des capacités d’intervention différents va à l’encontre de ce postulat.

 

Sur le plan des infrastructures, des charrois et du matériel, on voit, en outre, mal les apports positifs du passage en zone. Chaque poste de secours semble devoir encore fonctionner comme par le passé, dans l’autarcie. La mise en commun du matériel et des véhicules, outre ce qui est nécessaire dans chaque poste pour les premiers départs, est un préalable indispensable. L’acquisition d’un nouveau véhicule d’un certain tonnage ne nous paraît, par ailleurs, pas être un bon contre-exemple.

 

Enfin, c’est évident, les coûts sont également au coeur des préoccupations manifestées par nos municipalistes.

 

La réforme était censée produire des économies d’échelle bénéfiques à la zone dans son ensemble. Il faut pourtant bien reconnaître que ces économies sont, à ce stade, peu ou pas visibles.

 

En cause, notamment, la reprise de casernes à peine construites, en projet au moment de la mise en place de la zone ou nouvellement projetées. En cause également, les investissements réalisés in extremis par certaines communes, tant au niveau du matériel que du personnel gradé.

 

En conclusion, les instances du PS de l’arrondissement de Dinant-Philippeville tiennent ici à réaffirmer leur pleine conviction de l’utilité de la mise en place des zones de secours dans l’objectif de renforcer la qualité de la sécurité que nos citoyens méritent. Elles n’en déplorent pas moins de devoir faire un bilan  partiellement négatif de cette mutation. En conséquence, au travers de nos mandataires, nous apporterons notre soutien et notre contribution aux initiatives qui seront prises à l’avenir pour améliorer la situation.

 

Vous remerciant de l’intérêt porté à la présente, je vous prie d’agréer, Madame la Bourgmestre, Monsieur le Bourgmestre, l’expression de mes sentiments distingués.

 

Jean-Claude MAENE                                                                     

Président de la Fédération PS

de Dinant-Philippeville

24/10/2016

Vresse - Un député fédéral bruxellois se déplace pour rencontrer les pompiers...

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Le cas des pompiers de Vresse remonte au Parlement fédéral 

Olivier Maingain (DéFI) est venu rencontrer les hommes du feu 

 

Olivier Maingain a fait le déplacement depuis Bruxelles pour rencontrer les pompiers de Vresse.

Surprenant : élu de Bruxelles, le député fédéral Olivier Maingain est venu ce dimanche à Vresse-sur-Semois rencontrer les pompiers locaux. Il a promis qu’il pousserait le ministre de l’intérieur à s’intéresser à leur cas.   

La situation des pompiers de Vresse, dont la caserne est dans un état lamentable, interpelle jusqu’à Bruxelles. Le député fédéral Olivier Maingain, également président du parti DéFI (les ex-FDF), s’est en effet rendu sur place dimanche pour voir directement la situation. « Je suis consterné par leurs conditions de travail, et encore plus par le fait qu’ils ne sont pas entendus ! Je vais donc intervenir au Parlement pour voir si le ministère de l’intérieur ne peut pas inviter la zone de secours à être plus ouverte aux demandes des pompiers. Car ce qu’ils demandent ne me semble pas déplacé ! »

« Je reviendrai ! »

On peut s’étonner qu’un député bruxellois relaie le problème, et non pas un député de la province de Namur. DéFI, il est vrai, n’a pas de député en province de Namur. « Et nous sommes un parti peut-être plus proche des citoyens », lance Olivier Maingain. « J’ai été très bien accueilli, et la région est magnifique. Je reviendrai. »

La rencontre entre Olivier Maingain et les pompiers de Vresse a en fait été organisée par Jonathan Martin, vice-président du parti. « Début octobre, j’ai été interpellé par plusieurs habitants de Alle-sur-Semois au sujet de ce problème de caserne. Après avoir pris connaissance de la pétition des pompiers, j’ai immédiatement contacté Olivier Maingain, qui siège justement à la Commission de l’Intérieur de la Chambre. Nous avons décidé de nous rendre ensemble sur place pour rencontrer les pompiers et visiter les lieux afin d’évaluer la situation. »

Cette initiative débloquera-t-elle la situation ? Olivier Maingain promet en tout cas de tenir les pompiers de Vresse informés.